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rainingpunks.com

DANS MA ZONE _ espace qui fait du bon sens

VIDÉONEWS

Publié le 5 Mars 2020 par SEBO

VIDÉONEWS

VOUS PRENDREZ DE NOS NOUVELLES, EN CE JOUR DE DRAME. LECTURE, seulement.

Puis, bienveillants, nous endossons les causes sociales, formulées selon des gestes, méritoires, décodables. L'esprit du plus sain d'entre tous, sans égard pour son sang, sa postérité quantifiable, se lasse, s'épuise, s'est tu.

Qu'elle est donc votre obstination à déployer la métaphore pour le soulèvement des passions? Celle qui n'a d'autre carburant que la cime des arbres morts, des feuilles de papier sulfurisé, de cette vallée des dragons fumant, assoiffé du délire provisoire, de cette farce, incessante folie de l'égo, de l'église bourrée de confettis, d'oiseaux malhonnêtes, crachant sur tous ceux à naître?

Croisé au large, un pavillon d'où s'élevaient d'étranges cris stridents, de pieuses litanies, frissons d'angoisse, un porte-avions sans aéronefs, que des mutants résistants à la nuit tombante, aux géants anonymes, et cette nuit glauque. Cependant que nous reprenions la route, certains laissairent un message favorable, destination finale aux murs gratifiés par la pluie, vent asséchant le ventre encore sale des pigeons, maccabées du béton, nus, androgynes, assortis des couleurs en vogue.

Courir tel un faux-fuyant devenu mince, entre mes cheveux bouclés noirs, odeurs opaques des savons pour bébés aux mille et une nuits, fragrances qui me tiennent éveillé face à la vision de moi-même aux écrans tactiles, aux égo portraits que je rate, multipliant les séquences, les actes et la folie: dénombrer les fois que j'ai rendu visite à mes parents vieillissants. Puisque les doigts calculent le souvenir tangible des visages, et que l'esprit délaisse les conséquences de la fuite, la voie lâche des sentiers trop souvent empruntés, blafarde, cette nuit enfantée par la lune, aux doux murmures d'elle-même, la forêt qui brûle, dévorée de mille larmes de feu. Dragon, recroquevilé, s'endort, se meurt, courage.

J'irai lui dire demain, que ma peau calcinée, signal, inaudible stupeur, que le rictus, de la mondainité affiche, et mes pas ne laissent plus de traces, je prie les mains jointes, je médite debout, enchaînant les katas, ressuscité, fier.

Autonomie des vagues, comme si la mer, véritable révolution culturelle, compagnie d'assurance prospère, pouvait, à sa guise, me laisser traverser ses propres fables, ses cristaux de joie aux matins nouveaux, respirant les nouvelles technologies de l'avenir, le retour à soi, après de longues enjambées maladroites, la quête dérisoire des échanges gazeux, des territoires incertains, soudain l'espoir, dissolution des appels téléphoniques classés, répertoire des sonorités, vaste autorité du créateur, de celui qui hurle pour vaincre le système de la stérilité oppressive, de la captivité aléatoire, matricielle, de l'adrénaline de vouloir vivre, se tuer demeurer debout des siècles durant. Les minutes passent. Elles n'ont pas de limites, ni pour moi, ni pour Dieu. Quel est ton nom, je dois signaler ta présence, la salle d'attente est remplie d'oiseaux hésitants, nos poches vides, mérites d'être remplie d'amour.

Mon chargeur, ma batterie et mon smart Phone oscillent pile poil sur dix pour cent. L'océan bascule de joie dans mes oreilles, l'albatros cri sans cesse, comme de raison. Je suis né parmi les bulles somnifères des savons pour bébés aux mille et une nuits à travers le monde, mijotant dans la matière, mixité des tendances, des atomiseurs et des interfaces. Éden altéré par les laveurs de vitres au coin des rues; dans le journal, le Cyclone pulvérise un autre café bengali, le rodéo où murmurent les derniers gitants ayant bravé le mystère, l'articulation des nuages au-delà des saisons de l'imaginaire, des continents qui pleurent. Des crève de faim sous l'oeil attentif des lamas géants, des milliers de nids là-bas aussi.

Comme un primate qui n'a que pour ennemi le regard mélancolique des autres, je prête l'oreille à cet orchestre symphonique de rue, accessible à tous ceux qui ont un petit peu de temps pour les autres, pour lui.

Bientôt, ce sera l'hiver, et puis l'excuse, l'irrésistible envie de se foutre en l'air, de cette passion que l'esprit dévore, de chair en chair, d'ossements de folie. De l'eau s'évapore, et les tubes en métal roulent entre les murs bosselés de nos repères. Fièvre, animal, catacombes et courses longitudinales. L'écran dévore l'espace, aux reflets du balayage électronique. L'enfant sait naviguer parmi les eaux usées, les caniveaux où dorment les sirènes atomiques. Il est trop tard sans doute pour le conte; les panneaux solaires dégagent de mystérieux filets de poussière, la nuit échappe aux parents qui rêvent de marmaille, folichon, un clown ringard dessinne déjà le plus obscur des horizons, se penche, curieux, au-dessus de l'épaule, de l'azur-zig-zag, comme un chat délire au coeur des tentations, un prophète qui se lève parmi des marées urbaines, sensibles, iconoclastes,
bravant le froid du dernier continent, l'intégrale du dernier clip Boliwoudien.

SÉBØ (c) 0002019.00

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