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rainingpunks.com

DANS MA ZONE _ espace qui fait du bon sens

Suprématie des dragons

Publié le 24 Novembre 2019 par SEBO

Suprématie des dragons

Je viens des bas-fonds de l'humanité,
Forêts / puantes, des cités qui tuent
Là où la misère / s'explique mal
Là où prospère la honte plutôt que / le fric, forêts, par petites doses, d'abord, puis, l'overdose, un livre / histoires à pleurer, otages planqués dans la jungle / et ses marécages de rêves diffus, et cette
peur / de viser à côté, toujours à côté / de la cible, de la putain de cible, une bible / écrite à coups de milliards pour mieux étouffer / le désir de s'envoler, l'espoir de rêver; / drames, dispositifs armés, guitares saturées / 
Loins des carnages,
Des guerres tribales sponsorisées /
Des luttes de pouvoir, de l'idiocratie, du cœur / réprimé aussi
Parce que le lion seul rugit / parce que la mort n'est pas pour moi, n'est pas pour lui /

Allez mes frères, allez mes soeurs!
Cette terre est sale / offerte dans l'élégance rare aux plus démunis / et le mystère de l'oligarque, sourire masqué / Satan, la nuit, l'étreinte, l'Olympe, suprématie / génocides  des centres médicaux, au capharnäum des androgynes robotisés, là-haut, c'est:
L'étage supérieur, destiné aux vagues à l'âme, aux vas-nu-pieds aux itinéraires basés sur la cote de crédit, sur les côtes où l'ivoire se baigne toujours dans le sang, dans le viseur maladroit des cons à la poupe, à la loupe des tempêtes, attroupés, corrompus, où les légionnaires font fureur, des youtubeurs marquant le tempo, l'icône dans l'émetteur: les nouveaux rois viennent flouer au son du rap la couleur noire, le masculin, le blanc évasif, le féminin compulsif, les eaux usées, le méthane du cygne noir apprivoisé

Ici la terre, ici l'air se vend aux plus offrants, les métaux lourds aux vivipares; ici la calvitie n'est pas un luxe, une fraction du temps qui fuit dans la matière, ici je regarde pousser la folie dans les visages fatigués, comme des rictus programmés, une foule avide de pubs à la télé- or, en général, tout va très bien, tous à fond de train, mais l'ami, dis-moi: pourquoi ça pète dans la cambuse, comme des pétards?  Pourquoi toutes ces traces blanches, épaissent, lézardent le ciel grisâtre, font disparaître les nuits de Chine, les plumes du cygne? Les constellations, parmi les hectares de terres fécondes, empoisonnées sous les sonars des manivelles, des bestiaux mécanisés.

Stop.  Hara-kiri!  Pseudo-manies...  et puis, j'te crache au visage, toi l'arnaqueur, le bouffon;
Je fume un gros, un Fidel Castro, un arrêt cardiaque;
Je vomit tout, députés, conseils d'experts, du sutra le plus ancien aux attributs noirs des sciences humaines.
Des polars empilés sur le comptoir
Rongés par les vers, solitaires, l'empathie des regards cachés, des araignées, tisserands de l'éternel,  tragédie des histoires qui n'ont su trouver preneur, des spectateurs blasés d'apercevoir toujours le même bateleur de cirque, le même opéra tragi-comique, le même appétit délirant pour les cris, la mort, l'usage des stupéfiants, la quête de l'insondable, le rêve d'une autre vie.  L'accord favorable entre les lois du chaos, de l'anhiliation, et les premiers balbutiements des dragons naissants, battailleurs de l'invisible, généraux de l'au-delà.


 

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