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DANS MA ZONE _ espace qui fait du bon sens

100 TITRES

Publié le 1 Novembre 2019

L'ARÈNE DES DEUTCH MARKS - IMAGE APPUYÉE PAR UN TEXTE DE POÉSIE ACTUELLE

L'ARÈNE DES DEUTCH MARKS - IMAGE APPUYÉE PAR UN TEXTE DE POÉSIE ACTUELLE

100 TITRES (ÉPILOGUE)

 

J'ai bossé dur pour cloner mes journées loin des bordels infantiles des adultes, des nuages de remords, l'esprit chaotique, cloisonné dans le vide autoritaire de la pauvreté, les mains qui pointent en l'air et les poches pleines de projets, mon image, suspendue aux rideaux décolorés, évasif, jeter un peu de pression, jeter un peu, l'oppression; dans mon sac à dos, j'ai troqué ma veste pour un peu de shit, shit!  Au programme ce soir, mon cerveau traîne, entre les parois des murs de l'école, je sais, je n'suis pas le bonhomme Michelin, un Cheikh en string du haut de sa mezzanine, j'ai les poumons gonflés, éclaté, j'ai l'esprit qui fait le Morse sur la banquise, et mes yeux qui passent la tondeuse dans un champ de bataille, j'ai besoins de solutions, d'un nouveau tempérament, je bois (j'ai faim, j'ai soif & je déraille);  je pétille, vraiment  l'expérience quintuplée; j'appuie sur le briquet, condescendant, ma boucane fait un Swirl complet, un beat box dans ton office, je suis un oiseau prédateur, un lionceau qui se baigne dans l'acide des caniveaux,  c'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai la passion, j'ne panique pas, je poursuis, mon French Kiss, je repère les coups francs; je tire sans cesse sur les désaccords,  j'appui très fort sur la gâchette, dans la vie on ne rate pas la cible, on manque plutôt d'allumettes; man, il faut tenir le couteau, si on veut couper le morceau!  C'est comme ça qu'on gagne dans la vie!

J'vais gager quelques sous, à peine quelques dollars, tant pis!  J'aurai tout le temps demain, pour me faire un magot; on ne magouille pas avec le temps, avec l'espoir et le désir sincère de gagner, quand l'orage de l'horloge s'abat dans le salon et que les enfants n’ont plutôt rien à manger, on m'a souvent appris à l'école qu'il faut tout calculer!  Mais mon papa croit toujours que le million n'est pas très loin, c'est pour ça qu'il fredonne sans cesse, il fait les cents pas je crois, il a dépensé tout son argent, il a sans doute la foi, car il y croit vraiment.

Il croit au délire, à la désillusion, aux prophètes à la barbe blanche, aux dimanches des rameaux, aux chameaux du désert, aux épitaphes des mort la nuit, des princes arabes ou des rois de Namibie; pendant ce temps, je m'endors, ma caisse de bière est froide, j'attends l'heure, le retour de minuit, le facteur du silence, à nouveau, regagner la nuit, je meurs d'envie de tout balancer, sauf mon regard inquiet ou cette façon de survivre, cette façon que j'ai de m'accrocher à la passion de ceux pour qui l'effort de garder la tête droite, vaut beaucoup plus qu'une pelletée de gens sérieux qui en ont marre de multiplier les sourires forcés, leurs efforts de solidarité, le système et les stars, les numéro composés, je replonge mes mains pleines de projets et les poches toujours aussi vides, il se peut fort bien que la banque m'ait tout retiré !

 

SEBÖ (C) 0002019

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